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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 17:57

A méditer

 

À Marseille, le départ de Ryanair inquiète

vendredi 15 octobre 2010

Rayanair

La compagnie low-cost a mis ses menaces à exécution. Elle conteste l'obligation de soumettre ses personnels navigants au droit français. Une décision qui ne sera pas sans incidence sur l'activité de la région.

Finies les liaisons Nantes-Marseille, mais aussi Brest-Marseille avec Ryanair. À compter du 11 janvier, la compagnie irlandaise low-cost quitte son unique base en France. Une réaction à sa mise en examen pour « travail dissimulé et prêt illicite de main-d'oeuvre ». Au total, 13 destinations sur 23 au départ ou à l'arrivée de Marseille ne seront plus desservies. Outre Nantes et Brest, Agadir, Paris, Marrakech, Venise...

Le comportement des syndicats mis en cause

Les 200 postes de pilotes et personnels navigants, ainsi que les quatre avions basés à Marseille, seront transférés vers des aéroports étranger. Ce départ ? Une « très mauvaise nouvelle » pour la chambre de commerce et d'industrie de Marseille-Provence. Les emplois induits par la présence de Ryanair dans la région sont estimés à 800. L'aéroport craint 30 000 passagers en moins en janvier, et 50 000 en février et mars. Colère aussi du maire, Jean-Claude Gaudin, fustigeant le « comportement irresponsable des syndicats ».

Car ce sont eux, les syndicats de personnels (essentiellement d'Air France, selon Les Échos), qui ont déposé plainte. Que reprochent-ils à la compagnie ? D'embaucher ses salariés marseillais sous contrat irlandais, et non français. Ce qui lui permet de ne payer ni taxe professionnelle ni cotisation sociale, de se passer de syndicat, tout en bénéficiant d'aides des collectivités où elle est implantée. Un modèle économique et social qui, conjugué à d'autres facteurs, la rend très compétitive.

Or si la législation européenne prévoit bien que les personnels navigants sont assujettis à la réglementation du pays où est implantée leur compagnie, un décret français de novembre 2006 limite cette application aux seuls personnels temporairement détachés. Sachant qu'elle risque des amendes (easyJet en a récemment fait les frais), Ryanair préfère partir. Air France, son principal concurrent à Marseille, ne s'en plaindra pas.

 

 

 

Ryanair veut interdire le droit de grève dans le ciel

L'Expansion.com avec AFP - publié le 13/10/2010 à 12:02

La compagnie low cost irlandaise a lancé mardi un appel à la Commission européenne afin de retirer le droit de grève de "services essentiels tel que le contrôle du trafic aérien".

 

Michael O'Leary, PDG de Ryanair.

REUTERS/Francois Lenoir

La compagnie aérienne Ryanair a réitéré lundi ses attaques contre le droit de grève des contrôleurs aériens à la veille d'une journée interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites et après avoir dû annuler 250 vols en France à cette occasion.                  

Ryanair indique dans un communiqué avoir "lancé aujourd'hui un appel à la Commission européenne afin de retirer le droit de grève de services essentiels tel que le contrôle du trafic aérien".     

La compagnie aérienne irlandaise avait fait un appel similaire le 22 septembre à la veille de la dernière journée de grève en France et pointé également du doigt les contrôleurs belges et espagnols pour leurs arrêts de travail ces derniers mois.

Ryanair indique que depuis début 2010, elle a dû annuler 1.650 vols en Europe et estime que "les compagnies aériennes payent le coût de ces perturbations sans aucun recours contre ces syndicats appelant à la grève".

Mardi, suite à un appel intersyndical des syndicats, la direction générale de l'aviation civile a recommandé aux compagnies d'annuler 30% de leurs vols aux aéroports de Roissy et Beauvais et 50% à Orly.

Dans son communiqué, la compagnie à bas coûts demande à l'Union européenne de "retirer le droit de grève pour les services essentiels tels que les services de contrôle aérien, de déréglementer les services nationaux de contrôle aérien en Europe, et de réformer la législation EU261 sur les droits des passagers pour soulager les compagnies des compensations et obligations dans les cas de force majeure qui sont clairement indépendants du contrôle des compagnies".

Lundi, un collectif de 80 compagnies aériennes, baptisé ABBA, a également déposé un recours devant la justice belge suite à une grève des aiguilleurs du ciel le 28 septembre, qui avait été annoncée la veille et qui aurait coûté au secteur entre 8 et 10 millions d'euros suite à la fermeture de l'espace aérien civil belge

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