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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 20:01

Le procès de Jacques Chirac concernant les emplois fictifs de la Ville de Paris va reprendre. Ensuite est-ce que Bertrand Delanoë prendra sa place ?

 

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Emplois fictifs: Au tour de Delanoë?

Selon le magazine Capital, Bertrand Delanoë financerait sur les deniers publics "une bonne trentaine de postes de permanents CGT planqués dans une des mutuelles de la ville, la MCVPAP". De même source, l'inspection générale de Paris évalue à 1,2 million d'euros par an le coût de cette manœuvre. Depuis 2001, dix millions d'euros auraient ainsi été dépensés. Une accusation relayée par la CFTC, dans une lettre que s'est procurée Le Figaro.

Bertrand Delanoë est accusé d'avoir financé des postes CGT. (Reuters)

Emplois fictifs à la mairie de Paris, bis repetita? Selon le magazine Capital, Bertrand Delanoë finance depuis neuf ans "une bonne trentaine de postes de permanents CGT, planqués dans une des mutuelles de la ville, la MCVPAP [Mutuelle complémentaire de la Ville de Paris, ndlr]". Il s'agit, selon Le Figaro, de postes de "correspondants sociaux" désignés par cette mutuelle "pour accompagner les agents dans leurs démarches auprès de la Sécurité sociale". Selon l'Inspection générale de Paris, cette "politique" coûterait chaque année 1,2 million d'euros aux contribuables, soit plus de 10 millions d'euros depuis 2001. Soit "cinq fois plus que les frasques de Jacques Chirac", écrit le mensuel économique, qui dénonce "l'incroyable dérive financière de la mairie de Paris".

Selon Le Figaro, cette situation est connue depuis 2005 et la publication d'un rapport de l'Inspection générale. "Ce genre de mise à disposition s'analyse comme une fiction qui consiste à considérer qu'un fonctionnaire est en activité, occupe un emploi et a droit à la rémunération afférente à son grade, alors qu'il est au service d'un organisme distinct de la collectivité qui l'emploie", pouvait-on y lire, rapporte le journal, selon lequel "malgré les promesses réitérées de Bertrand Delanoë (…) l'Hôtel de Ville n'a jamais mis fin à cette pratique abusive".

Promesses non tenues?

Une situation dénoncée par la CFTC Paris. Dans une "Lettre ouverte au Maire de Paris" - datée du 6 juin dernier et dont Le Figaro s'est procuré une copie - son président rappelle que le directeur de cabinet du maire, Bernard Gaudillère, avait affirmé en juillet 2006 qu'une "remise en ordre [était] en cours", affirmant notamment que "le non remplacement de correspondants mutuelles qui partent à la retraite" était assuré.

En campagne pour sa réélection en 2008, Bertrand Delanoë aurait également promis de mettre fin à cette pratique. Mais rien n'aurait été fait. "Ces attributions hors normes de décharges totales et partielles d'activité de service causent une grave iniquité en matière de moyens syndicaux", dénonce la CFTC dans cette lettre. Contacté par Le Figaro mardi, l'actuel directeur de cabinet du maire de Paris, Nicolas Revel, a réitéré cette promesse, annonçant la mise en place "d'une solution durable et globale". "Je ne pense pas qu'il s'agisse d'emplois fictifs", a-t-il ajouté.

Mercredi, la mairie a réagi de façon un peu plus véhémente dans un communiqué, dénonçant "de nombreuses inexactitudes et erreurs factuelles". Elle souligne par ailleurs que Bertrand Delanoë a saisi l'inspection générale de la Ville. "L'essentiel des mesures correctives préconisées par ce rapport ont été mises en place", assure encore le communiqué. "Des discussions ont été ouvertes avec les responsables de la MCVPAP pour examiner, dans un contexte juridique non stabilisé, les modalités de régularisation, dans les mois qui viennent, de ces agents au titre de leur mission de correspondants sociaux", poursuit le texte.

 

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