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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 06:58

cambrioleur[1]

 

Le jour ou les policiers municipaux arpentaient la place de la Madeleine pour mettre des PV aux automobilistes en zone bleue, des cambrioleurs agissaient dans trois résidences rue de la Fontaine Minérale à Verneuil, (sans commentaires).

 

Voici un article rédigé par "L'Institut de la Justice"

 

Les problèmes de justice et d'insécurité sont en train de prendre des proportions angoissantes : le gouvernement annonce aujourd'hui que le nombre de cambriolages a augmenté de 17 % en France en 2011.

17 %, cela peut sembler raisonnable... sauf quand vous savez qu'il se commet 200 000 cambriolages de résidence principale chaque année en France.

Une augmentation de 17 % représente donc... 30 000 cambriolages en plus en 2011, par rapport à 2010 !!!

C'est E-N-O-R-M-E. Cela signifie pour vous le risque d'être victime à votre tour, car un cambriolage est commis toutes les 2 minutes en France, nuit et jour, toute l'année.

Mais surtout, le phénomène le plus inquiétant est l'augmentation des home-jackings : des cambriolages au cours desquels les occupants (vous et votre famille) sont ligotés, frappés, parfois même torturés et tués par les « cambrioleurs », qui s'avèrent la plupart du temps être des multi-récidivistes.

Le 10 janvier 2012 a encore eu lieu dans les Yvelines ce que la presse a appelé « un cambriolage ultra-violent » (Le Parisien du 11/01/2012) :

 

« Les victimes ont été ligotées puis frappées par un ou plusieurs individus qui se sont introduits chez eux au milieu de la nuit. La femme, âgée de 85 ans est décédée et le pronostic vital de son mari de 74 ans, qui a été hospitalisé, est engagé, a précisé une source proche du dossier.

 

"Leur habitation a été retournée par le ou les malfrats. Vu l'état des lieux et la violence des faits, il est presque certain que les malfaiteurs étaient plusieurs sur place". (...) La femme a été retrouvée morte mercredi matin. "Son mari était à côté d'elle quand il a été découvert. Il n'est pas décédé mais son état est très préoccupant ».

Car c'est bien cela le risque de se faire cambrioler : non seulement cela vous coûte, en moyenne, 5 000 euros de réparations et rachat d'objets, mais, ce qui est bien pire, c'est le risque que vous courrez, ainsi que vos proches.

De plus en plus, vous risquez de vous faire passer à tabac ou pire par les personnes qui s'introduisent chez vous.

Mais faut-il s'en étonner ?

A vrai dire, non, quand on sait la manière dont la Justice traitera ces délinquants si, par chance, ils étaient identifiés puis retrouvés (dans 85 % des cas, ils ne sont jamais retrouvés).

Rendez-vous bien compte que les cambrioleurs ne subiront dans la plupart des cas aucune sanction réelle. Au mieux une peine de prison avec sursis ou un « travail d'intérêt général » de quelques jours dans une « association ».

Même les plus dangereux, condamnés à de la prison ferme, ne passeront généralement pas un seul jour en prison grâce aux « aménagements de peine » devenus systématiques. « Aménagement de peine » veut dire qu'ils repartent libres, tout au plus avec un bracelet électronique à la cheville (objet de fierté dans de nombreux gangs).

Aucune mesure de dissuasion, ni même de neutralisation efficace n'est envisagée en général.

C'est peut-être difficile à croire si vous avez fait, personnellement, l'expérience de la rigueur des autorités, pour des questions de code de la route par exemple.

Mais c'est pourtant la réalité de ce qui se passe en France. Si vous en doutez encore, je vous encourage fortement à voir la vidéo suivante (pour voir la vidéo, cliquez icihttp://www.petitions-institutpourlajustice.org/video/referendumipj.html  Bonne écoute !

Laurence Havel

PS : L'agenda des principales actions que nous menons cette quinzaine :

Mardi 7 janvier : conférence de presse à l'Assemblée nationale avec le député Christian Estrosi pour sa proposition de loi améliorant considérablement le droit des victimes

 

 

Mercredi 18 janvier : réunion publique exceptionnelle à Nantes, un an après la mort tragique de Laëtitia Perrais (plus de 300 personnes inscrites)

 

 

Lundi 23 janvier : grand colloque de droit pénal au Sénat, notamment sur la question de la garde à vue, en présence de magistrats, d'avocats et de professeurs de droit

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