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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 20:29

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Certains responsables politiques encouragent les Lycéens à manifester dans la rue. Alors qu'ils étaient au pouvoir ils ont décrété le contraire. (Alzheimer gagne du terrain).

Ci-dessous l'article d'un directeur-adjoint de Lycée

 

Accueil du site > En bref > Des droits et des devoirs du lycéen en période de grève.

Des droits et des devoirs du lycéen en période de grève.

jeudi 15 janvier 2009, par Jean Pierre Houel

Ces dernières semaines quelques élèves ont manqué les cours en invoquant leur « droit de grève ». Parfois les parents cautionnent ce qui leur semble un apprentissage citoyen. L’une des fonctions majeures de l’école est en effet de préparer les jeunes à maîtriser les exigences sociales, éthiques ou simplement culturelles de leur vie future.

 

Mais s’il est un domaine dans lequel l’approximation s’avère dangereuse c’est bien la connaissance de la loi. Un élève, majeur comme mineur n’a pas le droit de quitter un établissement ni pour suivre une grève ni pour manifester. Le décret n°91-173 du 18 février 1991 relatif aux droits et obligations des élèves ne prévoit en effet aucun droit de grève pour les lycéens.

Ce décret prévoit en revanche l’obligation d’assiduité en cours. Tout jeune, inscrit dans un établissement scolaire, public ou privé, est tenu d’y être présent. Les élèves de plus de seize ans ainsi que les lycéens majeurs, non soumis à l’obligation scolaire, ont également un devoir d’assiduité qui est défini dans le règlement intérieur de l’établissement où ils sont inscrits. Ainsi les absences non légitimes figurent dans le dossier scolaire de chaque élève. Les parents qui autorisent leur enfant à manifester en ville doivent savoir que le mot qu’ils rédigent ne fait pas entrer l’absence dans une des catégories reconnues par l’institution. Les motifs légitimes sont les suivants : la maladie de l’enfant, la maladie contagieuse d’un membre de la famille, une réunion solennelle de famille, une difficulté accidentelle des communications (transport), une absence temporaire des personnes responsables si les enfants les suivent. Pour les autres demandes, le chef d’établissement en réfère à l’inspecteur d’académie. Si l’assiduité n’est pas rétablie l’inspecteur d’académie saisit le procureur de la République qui juge des suites à donner. La personne responsable de l’enfant peut être punie d’une amende de 750 €.

L’autorisation demandée par les familles n’est donc pas un droit. Elle permet au Likès de dégager sa responsabilité en cas d’accident subi ou provoqué par un élève durant les heures pendant lesquelles il est supposé être au lycée. Il est important que les familles réalisent combien la décision de nous imposer l’absence de leur enfant les engage sur le plan pénal. De même un élève mineur ou majeur qui quitte notre établissement sans en informer le CPE est considéré comme fugueur, avec tous les dangers que cette situation entraîne en cas de problème.

En cas d’absence une obligation demeure, celle de rattraper les cours car le programme avance…

Je souhaite également m’étonner du nombre d’élèves qui ont réussi à faire croire à leurs parents que le Likès subissait un blocus tel que personne ne pouvait entrer en cours. Aucun jour, avant huit heures, les portes n’ont été bloquées. Seule l’entrée place de la Tourbie était la cible des excités. La porte latérale et celle rue Maria Chapdelaine étaient dégagées, à l’exception peut-être du jeudi matin 18 décembre. D’ailleurs dans plusieurs classes, notamment de terminales, les effectifs étaient complets, ce qui montre bien que les lycéens motivés ont pu assister à tous les cours.

Jean Pierre Houël directeur-adjoint.

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