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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 11:55

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Krief : le « sauveur de l'industrie » dépose le bilan

 

Par Ingrid Francois-Feuerstein | 24/05 | 07:00  www.lesechos.fr

 

 

La situation financière du groupe Krief n'est peut-être pas aussi saine que son dirigeant veut bien le dire. Le holding de Louis Petiet, connu pour sa reprise avortée d'Heuliez en 2010, a été placé en redressement judiciaire le 15 mai, selon les données du greffe du tribunal de commerce, qui confirment une information du site Challenges.fr. Gérard Philippot a été nommé administrateur judiciaire. Après avoir essuyé une perte nette de 5,7 millions d'euros en 2010, le groupe assurait avoir redressé sa situation financière. La société affirmait encore la semaine dernière avoir atteint l'équilibre en 2011 et prévoir un exercice 2012 bénéficiaire.

De 2007 à 2010, Krief avait repris une série d'entreprises en difficulté, se présentant comme un « sauveur de l'industrie française ». Mais, bien souvent, il n'apportait pas les fonds promis au tribunal de commerce, ce qui compromettait le rétablissement des entreprises rachetées. C'est notamment ce qui s'était passé avec Heuliez, donnant lieu à une mobilisation politique sans précédent pour une entreprise de cette taille. Cette reprise avortée du constructeur de Cerizay avait d'ailleurs mis fin à la stratégie d'acquisitions de Krief, qui avait perdu toute crédibilité auprès des administrateurs judiciaires. Depuis cette époque, une grande partie du portefeuille de Krief a été placée en liquidation.

L'exception DMC

Le fabricant de fils DMC fait partie des exceptions. Cette PME mulhousienne, dont le capital est partagé entre Krief et des industriels alsaciens, a remonté la pente après sa sortie du redressement judiciaire. Revenue dans le vert il y a trois ans, elle affiche désormais un chiffre d'affaires de 60 millions d'euros. Mais elle ne rapporte rien à Louis Petiet, car les actionnaires se sont engagés à ne pas toucher de dividendes pendant cinq ans, à la suite d'un contentieux en justice avec un autre candidat à l'acquisition de DMC. A ce jour, Krief ne serait plus le premier actionnaire de cette PME, les familles alsaciennes ayant repris la majorité du capital en attendant de trouver un nouvel investisseur.

Quant à Heuliez, devenu depuis Mia Electric, il est désormais entre les mains de l'investisseur allemand Edwin Kohl (88 %) et de la région Poitou-Charentes (12 %). Face au démarrage hésitant de la voiture électrique, la société du Poitou cherche de nouveau des fonds.

 

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